Panier 0 Produit Produits (vide)

Aucun produit

Livraison gratuite ! Livraison
0,00 € Total

Commander

Produit ajouté au panier avec succès

Quantité
Total

Il y a 0 produits dans votre panier. Il y a 1 produit dans votre panier.

Total produits TTC
Total livraison HT (HT) Livraison gratuite !
Total TTC
Continuer mes achats Commander

PATINE

Patine n.f. : Aspect, coloration que prennent certains objets, vêtements avec le temps.

CHAQUE MOIS, LE PORTRAIT D’UN VÊTEMENT PATINÉ PAR LE TEMPS RACONTÉ PAR CELLE OU CELUI QUI LE PORTE.

Pullover Marcel Lassance

Porté depuis 2000

.

Philippe Voss, Paris France

Patine De Bonne Facture

Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Philippe Voss. J’habite Paris. Je fais de la communication.

Peux-tu nous présenter cette pièce ? D’où vient-elle ? De quand date-elle ?

J’ai acheté ce pull en 2000, chez Marcel Lassance. Avant de vous en parler, comment ne pas dire quelques mots à propos de cette belle marque, de cette belle boutique de la rue du Vieux Colombier à Paris. Un lieu incontournable où l'on pouvait passer du temps, un moment agréable, dans une atmosphère feutrée. On y côtoyait jeunes et moins jeunes, acteurs, réalisateurs, politiciens, et tant d’autres. Marcel Lassance fut ma boutique préférée pendant presque trente ans, jusqu’à sa récente fermeture.

A-t-elle appartenu à quelqu'un d'autre avant toi ? L'as-tu achetée pour toi ? Pourquoi l'as-tu achetée ?

Je l’ai acheté pour moi. J’ai tout de suite flashé pour son style minimaliste, sa douceur. Je l’ai essayé. Je m’y suis senti bien.

Te souviens-tu de la première fois que tu l'as portée ?

Non je suis incapable de m’en souvenir.

As-tu des souvenirs liés à cette pièce ?

La question fait ressurgir en moi de nombreux souvenirs, de bons et de moins bons. En 18 ans, quoi de plus logique. J’ai envie de garder ces souvenirs pour moi, par pudeur sans doute. Si tout de même, un souvenir récent, il y a un mois, j’ai effectué un grand tri dans mes affaires, comme je le fais de temps en temps. Je me souviens avoir posé ce pull sur la pile des habits dont je me débarrassais. Quelques secondes plus tard, il était à nouveau dans mon placard.

Présente-t-il des signes d’usure ?

Oh que oui !

As-tu déjà procédé à des réparations ?

Les coudes ne sont pas d’origine. Des fils ont maintes fois été accrochés puis remis en place. Les manches, tant elles étaient usées, ont été rafistolées à plusieurs reprises au niveau des poignets. Je fais pareil avec mes paires d’Alden cordovan, certaines ont plus de trente ans, réparées, rapiécées - je suis bien incapable de les jeter.

A quelle occasion la portes-tu ? Te souviens-tu quand tu l'as portée pour la dernière fois ?

Début novembre, cette année, la météo annonçait le premier jour de froid de l'automne. Je n’aime pas le froid. J’avais envie de me sentir bien. J’ai mis mon pull.

Lire notre philosophie

Desert Boots Clarks

Fabriquées en Angleterre

Portées depuis 2008

.

Marc Beaugé, Paris France

Patine De Bonne Facture

Peux-tu te présenter ?

J’ai 38 ans, je suis père de 3 enfants et journaliste. Je travaille surtout pour la presse écrite (Society, L’Etiquette, M Le Monde, Holiday…), un peu à la télé (Quotidien). Le vêtement - la façon dont on s’habille, et pourquoi - me passionne. C’est un sujet sur lequel je travaille régulièrement.

Peux-tu nous présenter cette pièce ? D’où vient-elle ? De quand date-elle ?

Ce sont des Desert Boots de chez Clarks, made in England, couleur craie. Je les ai achetées il y a pile dix ans, en décembre 2008. Je m’en souviens très bien car à l’époque j’étais reporter à France Football et j’étais allé remettre le Ballon d’Or à Cristiano Ronaldo, à Manchester. Je les ai achetées pendant le reportage, chez Oi Polloi, boutique mythique de la ville, sur Tib Street.

A-t-elle appartenu à quelqu'un d'autre avant toi ? L'as-tu achetée pour toi ? Pourquoi l'as-tu achetée ?

J’avais déjà eu des deserts boots auparavant, dans une autre couleur. J’avais aussi eu des Wallabees bien sûr. Et même un modèle qui s’appelait Khan, des sortes de deserts boots basses. Pour moi, c’était donc assez logique de prendre celles-ci. Je complétais la collection. Et puis elles étaient made in England. A l’époque, en 2008, la production de Clarks avait déjà été délocalisée en Asie. Mais cette paire, elle venait d’un ancien stock…

Te souviens-tu de la première fois que tu l'as portée ?

Le jour même, dans Manchester. Il ne pleuvait pas (toujours se méfier de la pluie avec le veau velours et les semelles crêpe), mais je me souviens qu’il faisait froid. J’avais aussi acheté une veste matelassée, une Barbour, toujours chez Oi Polloi. Sans la barbe, je devais pas mal ressembler à Fillon, quand j’y repense. Mais moins à droite quand même.

As-tu des souvenirs liés à cette pièce ?

Ca me rappelle évidemment ce déplacement à Manchester. Ca me rappelle aussi qu’il y a quelques années, j’avais voulu faire le malin en grimpant dans une barque, quelque part dans le Perche, et j’avais terminé les pieds dans l’eau, alors que je portais cette paire. Sombre histoire.

Présente-t-il des signes d’usure ?

Forcément. La semelle est encore bien (finalement, quand j’y réfléchis, je ne les ai pas portées tant que ça…), mais le dessus est un peu marqué. Au début, je frottais avec une brosse en laiton pour qu’elles soient propres, mais j’ai fini par comprendre qu’elles sont beaucoup plus belles marquées.

As-tu déjà procédé à des réparations ?

Non, je ne l'ai jamais faite réparer.

A quelle occasion la portes-tu ? Te souviens-tu quand tu l'as portée pour la dernière fois ?

Je les porte quand je n’ai pas très envie de faire des efforts. La dernière fois, c’était avec un chino et une paire de chaussettes blanches. Toute la journée, je m’étais demandé si c’était une bonne idée d’associer la couleur craie des desert boots et le beige du chino, deux couleurs très proches, mais pas identiques. Avec le recul, je crois que c’était pas génial…

Lire notre philosophie

T-shirt vintage 'I ♥ NY'

Portée depuis 2013

.

Frédéric Forest, Paris France

Patine De Bonne Facture

Peux-tu te présenter ?

Je m'appelle Frédéric Forest. Je viens d’Annecy. Je vis et travaille à Paris en tant que designer au Studio Forest&Giaconia et également en tant qu’artiste.

Peux-tu nous présenter cette pièce ? D’où vient-elle ? De quand date-elle ?

C’est un t-shirt blanc avec le graphisme I ♥ NY de Milton Glaser. Je l’ai acheté à Chinatown lors de mon dernier passage à New York en 2013.

A-t-elle appartenu à quelqu'un d'autre avant toi ? L'as-tu achetée pour toi ? Pourquoi l'as-tu achetée ?

Non, personne d’autre que moi ne l’a porté. C’est devenu un rituel à chaque passage à New York, je passe me prendre un T-shirt I ♥ NY. Il faut que ce soit une boutique de souvenirs, quelque chose de très commun. C’est comme une madeleine de Proust, une pièce extrêmement populaire avec laquelle j’ai un rapport très personnel.

Te souviens-tu de la première fois que tu l'as portée ?

Certainement la semaine qui a suivi mon retour de New York.

As-tu des souvenirs liés à cette pièce ?

Ils sont directement liés à la ville de New York où je suis allé la première fois en 1998 pour une semaine, puis pour cinq mois en 2001. J’écrivais mon mémoire de fin d’études et je vendais mes dessins dans la rue, dans Soho ou la cinquième Avenue.

Présente-t-il des signes d’usure ?

Pratiquement aucun sur le tissu. C’est assez étrange, seul le graphisme s'est détérioré.

As-tu déjà procédé à des réparations ?

Jamais.

A quelle occasion la portes-tu ? Te souviens-tu quand tu l'as portée pour la dernière fois ?

Je peux le porter à toute occasion mais ce n’est pas forcément un t-shirt que j’affiche. C’est plutôt une pièce que je porte sous un pull, juste comme ça. La dernière fois, cela devait être au printemps dernier. Il m'arrive de le porter souvent, mais aussi de ne pas le mettre pendant une longue période. Cela n’a pas d’importance. C’est comme un ami.

Lire notre philosophie

Paire de jeans Levi’s 606 des années 60

Portée depuis 2008

.

Shinya Makino, Tokyo Japon

Patine De Bonne Facture

Peux-tu te présenter ?

Je m'appelle Shinya Makino. Je travaille en tant qu'acheteur et manager de la boutique Maiden's Shop à Tokyo.

Peux-tu nous présenter cette pièce ? D’où vient-elle ? De quand date-elle ?

C'est une paire de jeans Levi's 606, fabriquée aux Etats-Unis dans les années 1960.

A-t-elle appartenu à quelqu'un d'autre avant toi ? L'as-tu achetée pour toi ? Pourquoi l'as-tu achetée ?

Je l'ai achetée dans une boutique vintage qui s'appelle Cabaret, à Okazaki City, ville de la préfecture d'Aichi dont je suis originaire. Je fréquente cette boutique depuis le lycée. Elle m'a beaucoup influencé et m'a encouragé à travailler dans la mode. Je ressentais une forte aspiration vers les Etats-Unis et c'est la première pièce vintage que j'aie jamais achetée.

Te souviens-tu de la première fois que tu l'as portée ?

Bien sûr, je m'en souviens, j'étais étudiant à l'université et je portais ce 606 slim avec un manteau de Mod's qui lui était assorti. En fait, je porte encore le même style aujourd'hui.

As-tu des souvenirs liés à cette pièce ?

Je l'ai portée pour la première fois quand je suis allé à Boston, à 20 ans. C'était une pièce idéale pour l'été, dans la ville, et je l'ai portée tout le temps ! Je considère cette paire de jeans comme l'origine de mon style.

Présente-t-elle des signes d’usure ? As-tu déjà procédé à des réparations ?

Je ne l'ai pas encore réparée. Elle est encore en assez bon état pour que je continue à le porter telle quelle.

A quelle occasion la portes-tu ? Te souviens-tu quand tu l'as portée pour la dernière fois ?

Je la porte toute l'année. Je pense que je l'ai portée pour la dernière fois au printemps dernier.

Lire notre philosophie

Lunettes vintage Liberty Optical

Portées depuis 2010

.

Tatsuya Hirasawa, Tokyo Japon

Patine De Bonne Facture

Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Tatsuya Hirasawa. Je suis le directeur artistique de Maidens Shop et de well-made by Maidens Shop qui sont deux boutiques basées à Tokyo.

Peux-tu nous présenter ces lunettes ? D’où viennent-elles ? De quand datent-elles ?

Ces lunettes de soleil ont été conçues par la marque américaine Liberty Optical. Elles datent probablement des années soixante.
Cette marque était assez populaire dans les années cinquante et soixante car de nombreuses célébrités en portaient. Il est assez difficile d’en trouver une paire aujourd’hui donc celles qui restent sont généralement des pièces assez uniques.

Ont-elles appartenu à quelqu'un d'autre avant toi ? Les as-tu achetées pour toi ? Pourquoi les as-tu achetées ?

Je les ai achetées il y a environ huit ans dans un magasin de vintage. Je suis tombé dessus un peu par hasard. J’ai eu de la chance car elles étaient en excellent état alors qu’il est rare de trouver des lunettes vintage qui valent le coup car souvent elles sont abimées ou pas à la bonne taille. Les lunettes ont toujours été un de mes accessoires préférés donc je n’ai pas réfléchi longtemps au moment de les acheter.

Te souviens-tu de quand tu les as portées pour la première fois ?

Je ne me souviens pas précisément de quand je les ai portées pour la première fois. En revanche, je me souviens d’avoir été très content quand je les ai trouvées.

As-tu des souvenirs liés à cette paire de lunettes ?

Je porte toujours ces lunettes à des mariages ou pour des occasions particulières. Je les associe donc à beaucoup de moments importants de ma vie.

Présentent-t-elles des signes d’usure ? As-tu déjà procédé à des réparations ?

J’en prends grand soin donc elles sont toujours en très bon état. Je n’ai jamais eu à les réparer.

A quelle occasion les portes-tu ?

Je les porte généralement avec un costume ou à de grandes occasions assez formelles. Etrangement, je suis habité d’un sentiment particulier lorsque je porte ces lunettes. J’ai beau en posséder pas mal de paires, celle-ci est vraiment ma préférée et je vais continuer à la porter lors de moments particuliers.

Lire notre philosophie

Vintage pullover

Porté depuis 1990

.

Jumpei Seki, Paris France

Patine De Bonne Facture

Pourrais-tu te présenter ?

Je m’appelle Jumpei Seki. Je vis à Paris depuis 2015. J’exerce une activité de conseil auprès de marques françaises afin de les aider à se développer sur le marché japonais. J’accompagne également des marques japonaises dans leur développement international.

Peux-tu nous présenter ce pull ? D’où vient-il ? De quand date-t-il ?

C’est un pull en jauge fine en laine bleu marine. Je pense qu’il date des années 90 mais je n’en suis pas certain.

A-t-il appartenu à quelqu'un d'autre avant toi ? L'as-tu acheté pour toi ? Pourquoi l'as-tu acheté ?

A l’origine, ce pull était à l’oncle de mon épouse et il m’a été donné peu temps après le décès de celui-ci. Il l’avait acheté à Londres, où il avait vécu pendant quelques temps.

Te souviens-tu de quand tu l'as porté pour la première fois ?

Je ne me souviens pas précisément de la première fois. En revanche, j’ai le souvenir qu’initialement je n’aimais pas trop porter ce pull car je le trouvais trop large. Ce n’est qu’après plusieurs ports que j’ai commencé à vraiment l’apprécier et qu’il est devenu mon pull de référence. En effet, j’aime les pulls bleu marine à col rond, assez amples, dont le bord côte n’est pas trop serré et qui ne boulochent pas.

As-tu des souvenirs liés à ce pull ?

Je n’ai pas de souvenir particulier liés à ce pull car je l’ai porté très souvent. Malgré cela, il ne présente pas de bouloche. C’est vraiment mon pull préféré. J’ai cherché plusieurs fois à trouver un pull semblable mais jusqu’ici ces recherches ont été infructueuses.

Présente-t-il des signes d’usure ? As-tu déjà procédé à des réparations ?

Il avait un petit trou que j’ai reprisé et le bas du bord côte est un peu effiloché.

A quelle occasion le portes-tu ? Te souviens-tu de la dernière fois que tu l’as porté ?

Les pulls bleu marine à col rond font partie de mon « uniforme », j’ai tendance à en porter tous les jours notamment en hiver. Néanmoins, je porte un petit moins fréquemment ce pull qu’auparavant car il est désormais un petit peu abîmé. Je me souviens de l’avoir porté pour la dernière fois l’hiver dernier.

Lire notre philosophie

Chemise faite main à Naples

Porté depuis 2011

.

Alexander Rymkevich, Moscou Russie

Patine De Bonne Facture

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m'appelle Alexander Rymkevich et je suis le rédacteur en chef de l’édition russe du magazine The Rake.

Pouvez-vous nous présenter cette pièce ? D’où vient-elle ? Depuis combien de temps l’avez-vous ?

Il s’agit d’une chemise en denim réalisée par Maria Santangelo dont l’atelier spécialisé dans la chemise est basé à Naples. Je l’ai depuis environ sept ans.

A-t-elle appartenu à quelqu’un auparavant ? L’avez-vous achetée pour vous ? Pourquoi l’avez-vous achetée ?

Cette chemise m’a été offerte par Maria Santangelo et sa famille. J’ai fait leur connaissance, il y a dix ans, lorsqu’ils ont présenté leur travail au Pitti Uomo pour la première fois. Ils avaient un petit stand qui se trouvait en dehors d’un des pavillons centraux. J’ai découvert leur travail de manière un peu fortuite. En effet, il y avait du vent ce jour-là, et la manche d’une de leurs chemises m’a littéralement frappé le visage. J’ai donc regardé de plus près le produit et j’ai pu apprécier la légèreté de la matière et des points réalisés à la main. La communication n’était initialement pas facile étant donné qu’ils ne parlaient pas vraiment anglais et que mon italien est très limité (je ne parle même pas du napolitain !), mais ce sont quand même devenus des amis et je suis un grand admirateur de leur travail.

Vous souvenez de la première fois que vous l’avez portée ?

Je ne me souviens pas de la première fois mais je me souviens avec tristesse de la dernière. En décembre dernier, alors que je rangeais ma valise dans la cabine d’un avion pour me rendre à Burma, la couture de l’emmanchure a craqué. C’est à ce moment que j’ai compris que c’était la fin.

Quels sont les souvenirs que vous inspirent cette chemise ?

C’était une de mes chemises préférées. Je l’ai beaucoup portée, notamment avec chinos, des vestes en tweed et parfois avec des jeans bruts. De par son étoffe, c’était une chemise assez peu formelle, mais elle était à de nombreux endroits « montée main » ce qui m’a valu à plusieurs reprises des compliments de la part de connaisseurs attentifs à ce genre de détails.

Cette chemise présente-t-elle des signes d’usure ?

Cette chemise est très usée. Sa matière s’est décolorée et le col et les poignets sont considérablement élimés. Les multiples ports l’ont rendue douce et fragile ce qui n’a fait que renforcer le plaisir que j’avais à la porter.

Avez-vous procédé à des réparations sur cette chemise ?

Non et malheureusement, à ce stade d’usure, cela me semble peine perdue. Mais cela ne m’empêchera pas de conserver cette chemise afin de garder un souvenir du travail remarquable et de la gentillesse de Maria Santangelo qui nous a quittés récemment.

Lire notre philosophie

Pantalon de peintre

Porté tous les jours

.

Pierre Mazerolles, Paris France

Patine De Bonne Facture

Pourrais-tu te présenter ?

Je m’appelle Pierre, je suis peintre. Je rénove des appartements à Paris et ailleurs. Après 10 années chez Agnès b. , j’ai souhaité apprendre un métier manuel.

Pourrais-tu nous présenter cette pièce ? D'où vient-elle ? De quand date-t-elle ?

Ce pantalon que je porte tous les jours est mon uniforme. Il a reçu une retouche pour devenir moins large qu’à l’origine. Mon retoucheur me le reprend à 17cm ce qui lui donne une jolie coupe carotte. Je les achète chez mon fournisseur de peinture Heulin Color. Celui-là date de novembre 2017 et je les change tous les 2 mois environ.

A-t-elle appartenu à quelqu'un d'autre avant toi ? L'as tu achetée pour toi ? Pourquoi l'as-tu achetée?

Non ce sont des nouveaux pantalons. Oui, mais on me demande souvent d’où vient ce pantalon et il m’arrive d’en offrir autour de moi.

Te souviens tu quand tu l'as portée pour la première fois ?

Lorsque j’ai démarré mon activité et que j’ai trouvé ce pantalon je savais déjà la transformation que je voulais lui faire subir. Je me suis inspiré du « Shepard » d’Agnes b. Un pantalon de charpentier génial.

Quels sont tes souvenirs liés à cette pièce ?

Les couleurs de peinture visibles sur mon pantalon me rappellent toujours les différentes rénovations. Ex: le blanc métallisé de la nouvelle façade APC rue vieille du temple sur ma cuisse gauche ou un rose Middleton Farrow&ball d’un appartement rénové avenue Kléber à Paris.

Y a t il des marques d'usure ?

Surtout des taches de peintures mais aucun trou.

Quand la portes tu en général ? Te souviens tu quand tu l'as portée pour la dernière fois ?

Toute la semaine et même le week-end. Je le porte aujourd’hui même dans le train qui me mène en Camargue.

Lire notre philosophie

Caban vintage des années 1940

Porté depuis 1998

.

Alessio Berto, Schio Italie

Patine De Bonne Facture

Pourrais-tu te présenter ?

Je m’appelle Alessio Berto. J’exerce depuis 30 ans la profession de modéliste et je suis le fondateur du studio "The Tailor Pattern Support" basé en Italie.

Pourrais-tu nous présenter cette pièce ? D'où vient-elle ? De quand date-t-elle ?

Ce manteau est un caban croisé à six boutons de l’US Navy qui date de la fin des années 40 (il me semble que sa date de confection est inscrite sur l’étiquette blanche apposée à la doublure). Il a été trouvé dans une brocante parisienne il y a 25 ans.

A-t-il appartenu à quelqu'un d'autre avant toi ? L'as-tu acheté pour toi ? Pourquoi l'as-tu acheté ?

Ce caban m’a été offert en 1998 par une de mes meilleures amies, qui était à l’époque ma responsable chez le bureau de modelisme pour lequel je travaillais. Il lui avait été donné par le directeur artistique de la société pour laquelle nous travaillions qui était un passionné de vêtement militaire vintage et un chineur averti. Elle m’a fait ce cadeau lorsque j’ai quitté la société pour aller travailler pour directeur artistique français de renom.
Je suis tout de suite tombé amoureux de cette pièce du fait sa ligne d’épaule ajustée et plus généralement de sa coupe qui est très caractéristique des années 40.

Te souviens tu quand tu l'as porté pour la première fois ?

Oui, je m’en souviens encore. Je l’ai porté pour la première fois à Venise. Je me souviens qu’il faisait froid et qu’il y avait du vent. C’était donc idéal pour mettre à l’épreuve cette pièce en laine absorbante spécifiquement pensée pour ce type de conditions climatiques.

As-tu des souvenirs liés à ce manteau ?

Ce caban est élégant et honnête tout en étant profondément authentique. Je l’ai porté aussi bien sous la neige que sous la pluie et je ne me suis pas retrouvé mouillé. Il est très polyvalent et se prête à de nombreuses situations : aussi bien à un mariage par-dessus un costume gris anthracite qu’avec un pull bleu marine. Aussi fou que cela puisse paraître, je l’ai même déjà porté en été ! Cela amuse mes amis car ils voient ce caban vieillir avec moi. Par ailleurs, depuis qu’on me l’a offert en 1998, je l’ai répliqué de nombreuses fois pour des clients divers.

Présente-t-il des signes d’usure ? As-tu déjà procédé à des réparations ?

Oui, il y en a partout ! J’ai effectivement dû le réparer à de nombreux endroits, qu’il s’agisse des sacs de poches, de la gorge, de l’ourlet, du col, des boutonnières, de la doublure ou encore des boutons… J’aime mes vêtements mais en même temps je les détruis, ce qui n’est pas une bonne chose ! En effet, il est aujourd’hui extrêmement rare de pouvoir mettre la main sur des pièces aussi anciennes présentant cette coupe.

A quelle occasion le portes-tu ? Te souviens-tu de la dernière fois que tu l’as porté ?

Je l’ai porté pratiquement tout le temps jusqu’à l’hiver dernier. A ce jour, c’est l'une des pièces maîtresses de ma garde-robe.

Lire notre philosophie

Loden autrichien vintage

Porté depuis 1975

.

Daphné Hézard, Paris France

Patine De Bonne Facture

Pourrais-tu te présenter ?

Daphné Hézard, journaliste, directrice mode de Monocle.

Pourrais-tu nous présenter cette pièce ? D'où vient-elle ? De quand date-t-elle ?

C’est un Loden autrichien vendu à l’époque chez Façonnable. Il date de 1975 environ.

A-t-elle appartenu à quelqu'un d'autre avant toi ? L'as tu acheté pour toi ? Pourquoi l'as-tu achetée?

Ce loden appartient à ma mère mais je lui ai piqué.

Te souviens tu quand tu l'as porté pour la première fois ?

Je le portais à chaque fois que j’allais rendre visite à mes parents dans leur maison des Alpes Maritimes. C’est une maison dans laquelle j’ai toujours froid alors je mettais ce loden qui me tenait chaud et je ne le quittais pas du séjour. A l’intérieur comme à l'extérieur.

Quels sont tes souvenirs liés à cette pièce ?

Des souvenirs de promenade dans la campagne. Mes parents recevaient toujours plein d’amis le dimanche et les femmes partaient toujours marcher après le repas. Ma mère dans ce loden avec ses copines me faisait un peu penser à Annah et ses soeurs, le film de Woody Allen. Et puis, c’est une pièce que ma mère portait lorsqu’elle accompagnait mon père à la chasse en Alsace. Tout le monde avait son Loden, imperméable et infeutrable.

Y a t il des marques d'usure ?

Oui il y a des petits trous certainement grignoté par les mites.

As-tu déjà réparé cette pièce?

Non jamais.

Quand la portes-tu en général ? Te souviens-tu quand tu l'as portée pour la dernière fois ?

Je l’ai beaucoup porté à Paris et puis maintenant je ne le porte plus qu’à la campagne lorsque je vais faire mon marché. Avec une paire de bottes et personne ne se rend compte que je sors en pyjama.

Lire notre philosophie

DERBY CHASSE CHAMBORD, PARABOOT

Portée depuis 2013

.

Florent Linker, Paris France

Patine De Bonne Facture

Pourrais-tu nous présenter ces chaussures ? D'où viennent-elles ? De quand datent-elles ?

Ce sont des Derby chasse Chambord de la marque Paraboot, en taille 9.5 achetées dans la boutique Paraboot St Honoré de Paris en 2013.

Avaient-elles appartenu à quelqu'un d'autre avant toi ou les avais-tu achetées pour toi ?

Je les ai achetées neuves après un voyage un Japon où j’ai pu redécouvrir ces modèles intemporels.

Te souviens-tu quand tu les as mises pour la première fois ?

Dès que je les ai achetées. J’ai porté différents modèles quand j’étais plus jeune mais pas ce modèle Chambord.

Quels sont tes souvenirs liés à ces chaussures ?

Elles sont increvables, je me déplace en scooter à Paris et la semelle en gomme permet de ne pas glisser en mettant le pied à terre. Tu peux aussi bien les porter pour une balade en forêt que pour aller dîner chez des amis.

Y a-t-il des marques d'usure ?

Il y a des marques d’usure, des griffures, des plis. Le cuir s’est assoupli et s’est patiné, je les préfère aujourd’hui qu’au moment de l’achat. Elle seront encore plus belles d’année en année.

As-tu déjà réparé cette pièce?

Pas encore! La semelle commence à s’user et devenir asymétrique, mais le fait de ne jamais les porter deux jours de suite permet de rallonger leur durée de vie. Embauchoirs en bois tout les soirs et entretien régulier et le tour est joué.

Quand la portes-tu en général ? Te souviens-tu quand tu l'as portée pour la dernière fois ?

Je les porte tout le temps, dans mon atelier d'architecte, sur les chantiers.. en soirée. J’alterne avec d’autres paires de différentes marques. Trickers, Weston, Heschung… J’investis dans les chaussures qui durent!

Lire notre philosophie

BLOUSON PILOTE VINTAGE ANNÉES 1970

Porté depuis 1996

.

DÉBORAH SITBON NEUBERG, PARIS FRANCE

Patine De Bonne Facture

Pourrais-tu nous décrire ce blouson ? d’où vient-il ? de quand date-t-il ?

C’est un blouson d’aviateur qui appartenait à mon père. Il pilotait de petits CESNA quand il était jeune. Il est kaki, avec un col amovible en mouton. Il y a une griffe « Aero Shopping France Paris » à l’intérieur, il est noté taille « 2 ». Il a des détails techniques comme des lacets intérieurs pour resserrer la taille, des pattes de boutonnage sur l’épaule, ou une poche extérieure sur la manche… j’imagine qu’il a dû l’acheter dans une boutique d’aviation quand il passait son brevet.

Quand l’as-tu vu pour la première fois ?

Je crois que je l’ai trouvé dans le dressing de mes parents quand j’étais petite.

Te souviens-tu quand tu la portée pour la première fois ?

Je ne m’en souviens pas, j’avais dû l’enfiler et trouver qu’il était cool.

As-tu des souvenirs liés à ce blouson ?

J’allais au collège avec quand j’avais 13 ou 14 ans.

A-t-il des marques d'usure ? L'as tu déjà réparé?

Les poignets sont plus qu’élimés, quasiment détruits, sinon je le trouve en assez bon état, mais j’aime les choses usées. Je ne l’ai jamais réparé, je l’aime bien comme il est.

Est-ce qu'il a une valeur particulière à tes yeux ?

Oui, c’est un symbole, j’adorais l’idée que mon père pilote. Je rêvais de pouvoir monter dans un avion avec lui, et en même temps ça me faisait peur ! Il nous racontait ses voyages, comment il allait dans de petits aérodromes pour faire des traversées au dessus de la France, et que c’était magnifique.

Est-ce que tu le portes toujours ? Si oui quand le portes-tu ?

Je ne le porte quasiment plus mais cela pourrait me revenir ! Il a servi de modèle au blouson pilote De Bonne Facture, et je l’ai porté pour la dernière fois au showroom, je me suis rendue compte qu’il était là sur un portant mais que je ne l’avais pas enfilé depuis longtemps, je l’aime toujours autant.

Lire notre philosophie

CHEMISE SUR-MESURE TURNBULL & ASSER

Portée depuis 2011

.

ROBIN NOZAY, PARIS FRANCE

Patine De Bonne Facture

Pourrais-tu nous raconter l’histoire de cette chemise ? d’où vient-elle ? de quand date-t-elle ?

C’est une de mes chemises Turnbull & Asser, que j’ai faites faire lorsque j’habitais à Londres, en 2011. C’est de la grande mesure, ce qui veut dire que le tailleur a coupé un patron spécifiquement pour moi. Le service est assez fou, ils te font une première chemise test que tu dois porter et laver à plusieurs reprises. Puis tu retournes les voir, ils modifient le patron et te refont une chemise test, ainsi de suite jusqu’à ce que la coupe soit parfaite. Ensuite ils utilisent ce patron pour te faire plusieurs chemises, c’est un processus qui prend plusieurs mois.

Pourquoi l’as tu achetée ?

A l’époque je travaillais dans un milieu où il fallait porter un costume tous les jours mais il m’était impossible de trouver une chemise formelle qui m’allait convenablement. J’ai passé plus d’un an à être mal à l’aise en chemise casual. Au final j’ai franchi le pas, et après une petite étude de l’offre sur Jermyn Street, la rue des chemisiers traditionnels anglais, j’ai décidé de m’orienter vers Turnbull & Asser. C’est une sacrée institution, qui faisait notamment les pyjamas de Churchill, ou les chemises de James Bond. C’était quand même un pas à franchir, car le minimum de commande est de 5 chemises, et elles ne sont pas données.

Te souviens-tu quand tu la portée pour la première fois ?

Le soir où je l’ai reçue, je l’ai bien sûr immédiatement mise, et j’ai passé une bonne soirée assez mouvementée. Lorsque je me suis réveillé le lendemain je la portais toujours avec en prime de belles tâches de Guiness dessus. C’était une sorte de baptême britannique.

As-tu des souvenirs liés à elle ?

J’en ai des tonnes, je n’ai pas arrêté de la porter depuis que je l’ai, donc inévitablement elle m’a accompagné dans des moments importants. Par exemple aux oraux d’admission lorsque j’ai repris mes études, lors de nombreux entretiens, de rendez-vous galants voire même maintenant de déménagements. Je n’ai pas forcément choisi de la mettre pour ces événements, il se trouve juste qu’elle était là.

Lire notre philosophie