Depuis combien de temps es-tu père ?
Simon : Dix-huit ans. Ma femme et moi nous sommes rencontrés à l'université, nous nous sommes mariés à vingt-six ans et nous avons eu notre premier enfant peu après. Nos deux filles aînées ont aujourd’hui 18 et 15 ans, et notre benjamine a 6 ans. Cela a créé une dynamique particulière. Avec les deux premières, nous étions les parents les plus jeunes à la sortie de l’école. Avec la plus jeune, nous sommes parmi les plus âgés. Tout le monde vit encore à la maison, et nous adorons tous parler de notre fille de six ans. Frankie, notre benjamine, est en ce moment le centre de gravité de la famille, et elle nous rassemble tous. Le plus dur viendra quand les deux aînées partiront et qu’elle se retrouvera seule. Et quand Frankie aura 15 ou 16 ans, cela fera environ 25 ans que nous élèverons des enfants, ce qui mettra peut-être notre endurance à l’épreuve. Mais il y a toujours un côté positif et un côté négatif.
Ta perception de la paternité a-t-elle changé lorsque tu es passé d’un enfant à trois ?
Simon : Pas fondamentalement. Ce qui change, à mesure que les enfants grandissent, c’est que l’on commence à penser à devenir grand-père. Être grand-parent semble offrir le meilleur des deux mondes : on profite des enfants sans avoir besoin d’endurance. Cela ressemble davantage à un flux continu qu’à une succession de cohortes distinctes.





